La parisienne Marion a testé… le running à Paris

La parisienne

Marion a testé… le running à Paris

Les beaux jours aux portes de la capitale, j’ai décidé de reprendre le running pour me défouler et préparer l’été. Seulement, courir dans une grande ville n’est pas du tout la même chose que faire son footing sur un petit chemin de terre à travers champs et forêt (oui, le monde est cruel). Mais finalement, ce n’est pas si terrible que ça…

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 Parc de la Villette (métro Porte de Pantin)

Mon premier périple, je l’ai réalisé dans ce parc quelque peu isolé dans le nord est parisien qui se situe près du canal de l’Ourcq. J’avais espéré qu’il fut aussi joli que sur les photos que j’avais vues sur internet et je n’ai pas été déçue. Chaussée de mes nouvelles baskets, j’ai donc couru sur les quais qui offrent une véritable sensation de « mieux-être ». Bon, le chemin n’étant ni tracé, ni délimité et avec mon sens de l’orientation digne d’une huître de Noirmoutier, je me suis (un peu perdue) dans le parc ; j’ai dû affronter mille obstacles comme des ponts en fer qui ne mènent à rien, des aires de jeux pour enfants… je me suis retrouvée courir sur des pavés avant de me retrouver dans un petit labyrinthe de verdure… J’ai donc adopté l’air de quelqu’un qui savait parfaitement son chemin et j’ai continué ma route sereinement en préférant longer les quais qui me rapprochaient un peu plus de la nature. Le vent, le soleil, et les écouteurs dans mes oreilles, j’ai fait un beau parcours en admirant des constructions d’art contemporain. Le bon point du parc : ses petits murets et bancs de pierre qui permettent aux joggeurs de s’étirer. Ca fait hyper pro ! 😉

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 Parc des Buttes Chaumont (métro Botzaris ou Buttes Chaumont)

Vous avez envie de ressentir la joie d’un enfant perdu qui cherche à regagner la cabane de Peter Pan en plein Paris? C’est possible ! Ce parc est un joli coin de verdure qui vous fera oublier les pots d’échappement et les klaxons noirs de la ville toute sale. Enfin ce que je voulais ! Enfin… pour se promener, oui, mais pour courir, c’est le parcours du combattant ! Avec de nombreux dénivelés, il ne faut pas avoir le souffle court. Les côtes sont rudes, les descentes font des chatouilles dans l’estomac et si vous voulez suer, vous allez être servis ! Un petit rayon de soleil et la foule envahit le parc. Cela dit, cela offre un joli panel d’obstacles en plus : éviter les bambins qui courent après leurs ballons, sauter par-dessus un chien qui a décidé de s’arrêter juste devant vous, dépasser la grand-mère qui va tout doucement sur le pont en bois au-dessus du vide, et surtout, surtout faire semblant qu’on est une joggeuse aguerrie avec énormément de souffle et que oui, on va gravir cette colline et sans changer de vitesse pour impressionner ce groupe de mâles jeans-lunettes-de-soleil affalés sur la pelouse. Alors même si on s’y perd (j’ai dû faire trois fois le tour du parc pour retrouver l’endroit par où j’étais entrée (on ne se moque pas, merci !)), on adore la nature qui s’offre à nous, le goût de l’effort avec des escaliers et des dénivelés (j’envoie du rêve), la cascade, la grotte, et le marchand de glace (manger-bouger-fruits et légumes-blablabla). Le truc en plus : Le Rosa Bonheur, cette petite guinguette bobo et sympa dans laquelle on peut siroter un jus de fruit après l’effort (ou une vodka le soir tombé mais ce n’est pas le sujet).

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 Jardin des Tuileries (métro Tuileries)

Ce lieu historique est aussi un point de rendez-vous pour les coureurs. Mais attention à bien respecter le sens de la course. Puisqu’au XVIIème siècle, la cour devait suivre l’Etiquette, les runneurs du dimanche doivent courir « à l’endroit ». Et c’est très drôle à voir et à pratiquer ! Bon, certes, le décor est luxueux et charmant à regarder : les tulipes bien alignées dans un jardin à la Française, la parfaite symétrie des bosquets, les fontaines rafraîchissantes… tout est beau. Mais attention à vos nerfs si vous ne pouvez pas supporter les touristes. Vous risquez de vous faire prendre en photo une bonne centaine de fois et slalomer entre les visiteurs. Alors oui, courir aux Tuileries renforce vos cuisses ET votre self-contrôle ! C’est pas génial, ça ? Petit bémol aussi parce que lorsqu’on court aussi vite que moi (hahaha), on a vite fait le tour du jardin et qu’il ne reste pas un endroit où on ait fait ses foulées. La seule chose pouvant rendre la situation moins monotone est le joli sourire du coureur qui vous croise pour la troisième fois en sens inverse. Et l’envie subite de faire demi-tour pour le suivre, si seulement il ralentissait l’allure ! Ce qu’on aime aux Tuileries : la photo instagram/snapchat/twitter qu’on publie pour épater les copains. Ben quoi ? Peu importe les motivations qui nous font transpirer, non.

Marion Delage

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